Artes : jeune et prometteur.

Oui, je sais, ça fait très longtemps que j’ai pas donné de news ici, que vous attendez ma prochaine vidéo avec impatience, tout ça tout ça. Je suis à la bourre dans plein de trucs, je peine à mettre à jour mes fanfictions (oui, je me suis remise à écrire), j’ai eu la mauvaise idée de me remettre aux sims, je suis en train d’essayer de finir Star Trek TNG (plus qu’une saison! Youhou!), je suis tombée dans les méandres de Tumblr, j’ai découvert un nouveau vidéo-blogueur Suédois qui poste trois vidéos par jour, et j’en passe. Tout ça, plus le fait que comme les exams approchent (pas les miens, ceux de mes élèves, quoi qu’en théorie les miens aussi mais HAHAHA), j’ai une masse colossale de boulot à l’école. Voilà pour le petit paragraphe plein de Tcheu qui se morfond.

Aujourd’hui, un article un peu spécial, puisqu’il s’agit d’une interview d’un artiste musical. J’avais proposé à mes supérieurs de le faire sur Spirit-Lan, mais ça rentrait pas vraiment dans notre ligne éditoriale. Du coup, il gagne le lot de consolation, aka mon humble blog et sa poignée de lecteurs qui se comptent sur les doigts de la main d’un lépreux.

Ce jeune homme est une connaissance plus ou moins proche (le petit frère d’une amie), qui fait de la musique électronique, selon moi d’un assez bon niveau étant donné son (très) jeune âge.

Mettons-nous dans l’ambiance avec sa toute dernière, Fire Beats.

Bonjour, Artes. Tu peux m’en dire un peu plus sur toi ?

Alors, je m’appelle Nathanael D. , j’ai actuellement 13 ans (ndlr : 4ème) et je fais de la musique électronique. Je cherche dans les études mais je ne trouve rien qui me convienne vraiment …

D’où vient ce pseudo ?

C’est le nom de famille de ma grand-tante qui est décédée en même temps que mes premières musiques .

Mais c’est du passé et ça sera mon avenir, je l’espère.

Tu es très jeune, à quel moment as-tu commencé à faire de la musique ?

Au début de mon entrée au collège, ou plutôt au début de ma 5ème … La raison est simple , sans musique le monde est monotone … Alors il fallait que je donne un rythme a ma vie ! :)

Et puis c’est de toute manière ce que je rêve de faire plus tard :)

Donc, tu aimerais faire de la musique ta profession ?

Oui, c’est ce que je souhaite !

Tu voudrais explorer d’autres styles ?

Pourquoi pas à l’occasion ! Mais mon style premier est le Dubstep.

Tu as pris des cours de solfège ? Tu joues d’un instrument ?

J‘ai jamais pris de cours de solfège … Le seul instrument que j’utilise si ce n’est mon ordinateur est un piano électronique :)

Je pense que le solfège n’est pas indispensable mais c’est tout de même un plus.

Et le piano, tu l’as appris en autodidacte ?

Tout à fait, avec l’aide d’une pianiste que je connais très bien ! D’après elle, mon grand talent est de faire des mélodies à l’oreille sans solfège …

Comment tu procèdes pour faire tes morceaux ? Quel(s) logiciel(s) utilises-tu ?

Disons … que je fais un refrain et je construis autour avec des sonorités qui vont bien. J’utilise FL Studio 10.

Quelles sont tes influences ?

Eh bien il y en a une très longue liste ! On peut compter Skrillex, Getter.Datsik, Excision, Seven Lions, Daenine… et une centaine d’autres :)

Et plus généralement, qu’est-ce que tu écoutes ?

Je n’écoute pas vraiment d’autres choses que ceux que je viens de citer :/

Quels sont tes autres hobbies ?

Euh … Je ne sais vraiment pas quoi dire si ce n’est la musique =O

Mon temps libre se passe uniquement à la création de mes morceaux :)

(ndlr: Notre jeune ami essaie d’éluder la question mais je l’ai vu à l’œuvre et c’est également un danseur hors-pair, quoiqu’il en dise ;) )

Voilà donc pour cette petite interview. Jetez-donc une oreille par ici:

Son Soundcloud

Son Myspace

Sa page Facebook

Sa page Youtube

 

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Flupke.

Ouais, ce titre est pourri. Quoique pour les plus vieux d’entre vous, il évoquera peut-être Quick&Flupke, dont je n’ai que peu de souvenirs, pour n’en avoir lu que quelques planches, en petit format genre « bonus Pif magazine », il y a fort longtemps. Mais là n’est pas la question, j’utilise « Flupke » comme onomatopée à mi-chemin entre « flûte » et « fuck ». Et là vous en avez toujours rien à foutre de constater avec désintérêt comment fonctionne mon cerveau, alors je vais passer directement au vif du sujet, qui n’a absolument rien à foir. Ach, ch’en defiens dyslexique.

Bref, si j’ai choisi ce titre pourrave, c’est parce que j’en ai marre de chercher des jeux de mots de toutes façons affligeants à chaque nouvelle bafouille de Mylène. Et la bafouille d’aujourd’hui est de taille, puisqu’il s’agit de son dernier album, Monkey Me. A tel point que j’ai raté la sortie officielle d’une semaine, c’est dire! Et ça me fait vraiment mal de l’admettre. Parce qu’en tant que fan – et je sais que c’est pitoyable – je reste fidèle coûte que coûte, et je ferai très certainement du mal à mon porte-monnaie si le père Noël ne met pas l’album dans mes petits souliers. Mais cette fois j’irai pas jusqu’à me procurer le collector, passque bon hein là c’est un peu du foutage de gueule, un pauv’ Blu-ray musical dont je pourrais même pas profiter, ‘faut pas déconner quand même. bon d’accord, à moins que je tombe sur une particulièrement bonne affaire sur e-baille. Mais c’est une autre histoire. Revenons à nos moutons.

mylene-farmer-monkey-me-visuel[1]

Comme je le disais, ça me fait énormément de peine de descendre une fois de plus une de ses dernières productions, mais bon, je suis pas blinded au point de perdre mon objectivité, et honnêtement, ce dernier album est une sacrée bouse. Je ne vais même pas me donner la peine de le disséquer comme je l’avais fait pour Bleu Noir,mais plutôt expliquer un ressenti plus général. Surtout que ça me forcerait à écouter l’album en boucle, et honnêtement, c’est de la torture. Et je vais commencer par le peu de positif que je lui ai trouvé, pour finir sur le négatif, comme ça c’est ce que vous en retiendrez. C’est mesquin, mais je m’en fous, je suis blessée alors je me venge. Na.

Bon, déjà, la pochette est simple mais relativement jolie. On aussi eu droit à quelques photos promo plutôt belles.

Musicalement parlant, puisque c’est ce qui compte le plus, j’avoue que le retour de Boutonnat me fait grand plaisir, et j’aime définitivement ce côté dance parfois un peu cheap. Que voulez-vous, je suis une enfant de la génération Hit machine. On donnera aussi un demi bon-point à Nuit d’Hiver, la 9ème piste de l’album, qui nous replonge avec délices dans l’univers Farmerien des années 80. Pas vraiment une chanson, plutôt un tribute à l’album Cendres de Lune.

Et c’est tout. Parce que déjà, cette piste de plus de 5 minutes permet d’amputer l’album – déjà bien maigre – d’une chanson. On tombe donc à 11 titres. Mélodiquement parlant, je sauverais bien Je te dis tout…, que je trouve fort agréable, et à peu près tout le reste de l’labum, en fait, comme dit plus haut. Notons quand même au passage que les accords d’intro de J’ai essayé de vivre… sont un peu beaucoup les mêmes que que ceux de Dessine-moi un mouton.

Au niveau de la voix et des paroles… c’est la cata. Déjà, la moitié du temps, sa voix est bidouillée par ordi, transformant le tout en une logorrhée proche du simlish, franchement désagréable. Et les paroles, mon dieu, les paroles. Elle nous sort par exemple un « Elle se sent au bord du rebord ». Non mais sérieux, elle aurait aussi bien pu dire « C’est Sirena! » que ça aurait fait le même effet. Mais qu’a-t-elle fait de sa verve? C’est aseptisé, insipide, creux, blindé de demi-métaphores foireuses déchiffrables par le premier abruti venu. Mention ultra-spéciale à Love Dance, amas sans queue ni tête de références sexuelles à peine dissimulés, de mots en anglais, de « lalalala » et d’un nombre incalculable de « me », « moi », etc. Non mais sérieux, on dirait que ça a été écrit par le Cookie Monster.

La la la la la
If you say so…
La la la la la
Won’t let me go !
La la la la la
Lupo lupo
Mon meli melo
Meli melo
La la la la la

Do you love me
Love me do
Me do love you
Me too !
You me love do
Love me do you
Dis… love me ?

En parlant de « moi je », leur nombre est tellement hallucinant que je voulais prendre la peine de les compter, mais que j’ai perdu courage en cours de route.

Bref, j’en aurais encore des caisses à ajouter, mais je crois que l’essentiel est dit. C’est vraiment médiocre.

Tiens, j’en profite pour faire un placement pub. Vous voulez faire un beau geste? Achetez plutôt le street-album de mon amie Poiss’Kaï.

Oh! J’ai failli en oublier un point crucial. Le nom de la tournée, Timeless. Et bien figurez-vous que c’est déjà une marque déposée, par un ami de ma mère, d’ailleurs, et ce depuis bien avant que la demoiselle décide de s’emparer du nom sans rien demander à personne, enterrant du même coup la page en question. Et le pire dans l’histoire, c’est que c’est aussi une performance musicale, donc elle a vraiment chié dans la colle sur ce coup là. J’dis ça, j’dénonce.

I’ll never forget you


Récemment, je me suis vue retomber dans t.A.T.u. C’est probablement en partie parce que c’est mon seul moyen d’entendre parler russe et que, ma foi, j’en ai bien besoin pour accompagner mes cours du SED.  Surtout que la raison pour laquelle je me suis intéressée au russe, c’est elles. Quand j’y pense, ça peut paraître idiot. Ouais, j’ai décidé d’apprendre le russe juste parce que je trouve ça joli. Au final, c’est pas une raison plus bête qu’une autre.

t.A.T.u a été une grosse part de mon adolescence, amorçant entre autres mon coming out et me permettant de rencontrer quelques personnes qui ont depuis acquis une place importante dans ma vie. Mais je redonde, j’en ai déjà parlé .

Je me rappelle que j’étais de la team Yulia à l’époque. Et puis elle s’est tatoué des faux sourcils, s’est shootée au botox et a commencé à se comporter comme une  – merci House pour l’expression – « cutthroat bitch ». J’étais encore relativement active sur les forums quand le groupe a commencer à se casser la gueule, finissant par la séparation de Yulia et Lena. Elles ont depuis plus ou moins entamé une carrière solo, comme en témoigne la vidéo ci-dessus, premier single de l’album solo de Lena – qui n’a toujours pas vu le jour.

Vu que je me suis remise à les écouter, ça a remué de vieux souvenirs et déterré les fanfics que j’avais écrites à l’époque. Qui sont toujours sur le net, pas ailleurs. Elle ne sont pas terminées, mais j’ai décidé de m’y atteler, vu que même 4 ans après, j’ai encore des lecteurs… Je vous donnerai les liens si vous êtes sages. Ou si vous me suppliez. =D

Tout ce remue-ménage a aussi réveillé mon envie d’écrire, donc si le cœur vous en dit, vous pouvez faire un tour sur ma nouvelle création Who-esque. Vous pouvez aussi lire le reste, même si les fics du Caméléon et de Stargate son des reliques datant d’à-peu-près 2007 et que un nouveau départ est en standby, vu que j’arrive pas à me décider de la tournure à lui faire prendre.

Je constate aussi qu’à chaque fois que je parle de t.A.T.u, soit il est 2h du mat’, soit on est le 2 février. Mais là je spoil.

A l’Ombre – à chaud.

Ce matin est sorti – Ô JOIE – le premier single du nouvel album de Mylène. Intitulé « A l’Ombre », on retourne aux sources avec du Boutonnat pur jus, de l’électro nineties qui tache et une voix qui rappelle ses albums de fin 90 – Anamorphosée, Innamoramento.

Voyez par vous-même:

En soi, c’est écoutable (ouais, vous sentez déjà venir le « mais »). Perso, j’accroche bien au rythme et à la mélodie. Ce n’est pas l’ovni qu’avait été Oui mais… Non , qui m’avait foutu une sacrée claque. Cela dit, vu la qualité de l’album qui avait suivi, c’était pas forcément bon présage.

Le point noir? Les paroles. Je sais pas ce qu’elle a fait de sa plume, mais elle ne s’en est certainement pas servie pour écrire. C’est émo, ça dégouline de gros clichés bien gras sur « ce moi qui doute, est-il fait pour la lumière? » et la musique, même si relativement bonne, ne rattrape pas suffisamment la sauce. Je veux dire, ou est passée la subtilité? Ou sont passées ces paroles complexes que seule l’oreille assidue parvenait à décrypter? Où sont passés ces rythmes entêtants chantés par des générations entières qui n’en ont compris le sens sordide que bien plus tard? Où sont Optimistique-moi, L’Âme stram gram, C’est une belle journée ?

Alors oui, en bonne fan docile, j’achèterai quand même l’album. Mais j’espère sincèrement que le retour de Boutonnat ira de pair avec le retour de la qualité sur le reste de l’album.

 

EDIT: Déterrage d’un article de ma camarade Kao datant de 2008 (l’article, pas Kao) qui disait déjà à l’époque ce que je répète depuis le dernier album.

Du rire aux larmes.

Hier soir, concert. Oh, ça m’a beaucoup changé de tous ceux que j’ai faits jusqu’à présent. On était loin du faste de Mylène ou Lady Gaga, loin du bordel foutu par Iggy Pop, loin des trop courtes 1h15 tapantes des Cranberries ou des Scorpions. Mais bref, c’était bien. Non, c’était même HYPER MEGA TROP SUPER bien :D

Bon, déjà, on était assis, et y’avait presque que des vieux. Et les vieux, c’est discipliné (à part ma grand mère mais c’est une autre histoire). Donc, pas de cris, juste de polis applaudissements.

Lynda arrive avec quelques minutes de retard (mais en fait je crois qu’elle a attendu que les gens soient tous assis, ce qui a pris beauuucoup de temps vu l’incompétence des nanas du staff. Elles placaient les gens n’importe comment, et quand on est arrivées y’avait des gars assis à nos places, il a fallu qu’on leur demande de regarder leurs billets et effectivement, ils étaient PADUTOUT au bon endroit. Bref, ici s’achève cette parenthèse).

On commence sur une chanson touchante où elle remercie son public (aka nous pour ceux qu’ont pas suivi :p). Lynda a cette faculté extraordinaire de chanter les choses simples de manière juste et poétique, sans en faire trop, sans jamais tomber dans le mièvre, sans une rime bancale (en fait si, une ou deux, mais seulement sur les derniers albums).

La soirée file à une vitesse folle. Elle alterne les chansons joyeuses marquées de son humour caustique avec des ballades tristes. Ce qui est bien avec Lynda Lemay, c’est même si on ne connait pas les chansons, eh bien c’est de la chanson à texte, alors découvrir n’est pas un problème. Pas de lourds refrains que le public reprend à tue-tête. Non, on se tait, on tend l’oreille et on admire cette voix sans fausse note soutenue seulement par un piano et un violon. Lorsqu’elle prend sa guitare, on sent que le rire est de nouveau au rendez-vous, et dès qu’elle la pose, on se reprend une claque d’émotion.

Le mélange est très réussi. On en ressort avec des étoiles dans les yeux et dans le cœur, et le sourire aux lèvres.