Rejet Passif

C’est dingue comme en quelques minutes, même la personne la mieux intentionnée du monde et qui ne croit vraiment pas faire de mal peut te démonter le moral. Et te rappeler avec force et fracas à quel point l’homophobie passive est présente et bien ancrée même dans les esprits des plus « ouverts ».

Je crois que le plus difficile est d’entendre ces propos de la bouche de quelqu’un que tu considère comme un ami, et qui est intimement persuadé de ne pas être homophobe, parce qu’alors tu réalises la montagne qu’il reste encore à franchir pour éliminer l’homophobie – et le sexisme par la même occasion.

J’avais une discussion tout à l’heure avec cette personne, dont je sais qu’il n’est pas homophobe « actif », loin de là. Et pourtant, en parlant de ses enfants, il m’a dit « Si mon fils était pédé, ça me ferait chier, quand même. Je dirais rien, c’est comme ça, mais ça me ferait chier ».
Je n’ai pas su quoi répondre. Parce que je crois que dans son esprit, « ne rien dire » c’est égal à « ne pas être homophobe », et que je ne sais pas comment lui expliquer que c’est ce « ça me ferait chier » qui est la source de l’homophobie. Qu’on se le dise: l’homophobie « active » est la plus rare. Celle qui consiste à agresser verbalement et physiquement des gays. Mais ce n’est pas cette homophobie « active » qui fait le plus de mal. Ho non.

Ce qui fait le plus de mal, c’est le sexisme ambiant et bien ancré qui dit que les garçons aiment le bleu et les filles le rose. Que les garçons peuvent jouer à la poupée et porter du rose mais pas trop quand même, parce que sinon « ça fait tafiole ». Que les filles doivent savoir se défendre et faire du vélo mais que quand même, il faut porter une robe de temps en temps.

Toujours dans cette même discussion, une autre personne a parlé d’un petit garçon qui était élevé par des femmes et qui allait sûrement « tourner pédé si ça continue comme ça ». Cette autre personne n’est pas homophobe « active » non plus. Et pourtant…

Malheureusement, cette contradiction est bien la source du problème. Tout en se croyant ouvert, l’utilisation même des termes comme « pédé », « tafiole », « gouine » etc. rajoute de l’eau au moulin de la discrimination des homos. Et sans même s’en rendre compte.
Quand j’ai parlé du taux de suicide des jeunes gays, la première personne m’a balancé « oh mais faut pas abuser non plus, vous êtes pas non plus stigmatisés! ».
Et bien si. Et juste cette phrase le prouve. Mais en ne voyant les choses que de l’extérieur, il est impossible de s’en rendre compte.

Il y a quatre choses qu’il faut bien se mettre dans le crâne:

  • Ce n’est pas la peur des inconnus qui pourraient éventuellement nous faire du mal, càd l’homophobie « active » qui provoque tant de suicide chez les jeunes gays. C’est l’homophobie passive, perpétrée par les proches sans même s’en rendre compte et qui rendent le coming-out quasi-impossible.
  • Dire « Si mon fils était pédé, ça me ferait chier, quand même. Je dirais rien, c’est comme ça, mais ça me ferait chier » c’est de la discrimination envers les homos, purement et simplement. Pourquoi? Parce que si réellement on est pas homophobe, si, vraiment, on en a rien à foutre, alors un cas particulier ne doit pas « faire chier ». Si être homo n’a rien d’anormal, alors il n’y a aucune raison que ça dérange.
  • Il faut arrêter de penser que telle ou telle chose va influencer l’orientation sexuelle de quelqu’un. Ce n’est pas comme ça que ça marche. N’oubliez pas que la majeure partie des homos ont des parents hétéros, et ont été élevés dans des conditions « normales ».
  • Il faut absolument arrêter de confondre orientation sexuelle et identité de genre, ce sont deux choses qui n’ont rien à voir.

J’ai ça sur le cœur depuis ce midi, et je ne sais pas trop comment le formuler, alors voilà. J’espère que certains ouvriront les yeux.

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Nouvelles du front

Alors oui, ça fait longtemps. Et oui, une fois de plus, vous vous apprêtez à lire un article 36 15 Malife. Mais en même temps, là, il faut que ça sorte. Et vu que j’ai l’impression de radoter les mêmes trucs en boucle depuis des jours et des jours, au moins, là, tout sera clair. Y va y avoir des trucs un peu perso, probablement, mais j’vais essayer de rester raisonnable. Nota bene : à la limite vous vous en foutez, c’est surtout moi qui devrais faire gaffe à ce que je rends public ou non.

Commençons par le commencement. Etant étudiante, je pense en semestres. Tout comme en étant au collège ou au lycée, on pense en terme de trimestres et de vacances scolaires. Mes années commencent en septembre et finissent en mai. Et sont coupées en deux par les exams du premier et le démarrage du second semestres.
C’est pas intéressant ? Je sais pas. Je tape a fur et à me sure que ça me vient.

Ces derniers temps, je suis dans un état de stress permanent. Du coup j’ai l’impression de juste casser les c**illes à tout le monde et de me comporter comme une connasse.

Y’a eu un gros changement dans ma vie, à savoir le fait que je suis maintenant en couple depuis 2 mois, et que ça génère en soit une masse de stress considérable. Ceux qui sont sur Facebook et/ou dans mon cercle d’amis proche auront compris pourquoi. Tout se passe plutôt bien, j’ai juste pas mal de démons à exorciser.
Et s’il n’y avait que ça, tout irait bien dans le meilleur des mondes. Parce qu’on est d’accord, c’est plutôt une bonne nouvelle en soi.

Mais non, il y a une accumulation, un acharnement de l’univers (rien que ça!) depuis le commencement de cette nouvelle année qui fait chaque jour un enfer total. D’abord, j’ai pris une bulle en Grammaire Russe. Ca veut dire que ma moyenne sur l’UE (pour les non-étudiants, une UE c’est un module avec plusieurs cours dedans, avec un certain coef. Par exemple ce semestre, j’ai 12 matières, réparties dans 4UE. ) va être d’environ 2 ou 3 (et c’est une ue qui vaut 8 points sur 30, donc BEAUCOUP de points), vu qu’en traduction j’ai pas dû avoir plus de 5 ou 6. Je m’attendais à des notes basses, mais croyez-moi, le problème c’est pas le boulot que je fournis, c’est la difficulté. L’écart de niveau entre la première et la seconde année est juste hallucinant. Bref, outre la note en elle-même, donc, le côté psychologique est juste désastreux, et se faire entendre dire par son prof que « de toutes façons, ceux qui ont pas la moyenne, c’est ceux qui sont pas venus en cours et qui on fait aucun travail personnel », pardon mais VA TE FAIRE FOUTRE, quoi. J’ai été là à tous les cours, je les ai repris semaine après semaine avec les bouquins, et j’ai pris un PUTAIN DE ZERO. J’aurais rendu copie blanche ou je me serais pas pointée au partiel, encore je veux bien, mais là putain j’ai ESSAYÉ, quoi. Bref.

Y’a aussi le fait que ma mère a décidé de déménager dans une nouvelle maison avec son nouveau mec, avec qui elle est depuis 2 mois, et que je trouve ça totalement irresponsable. Surtout pour aller se coller dans une maison plus petite et à 10 bornes de Carca. Et que du coup je grille 2 week ends à faire des cartons au lieu de, je sais pas, ME REPOSER, ou alors REVISER, ou même tout simplement, comment dire.. PASSER DU TEMPS avec la personne avec qui je suis en couple et qui commence un peu à péter les plombs qu’on arrive pas à se voir plus de 4 jours par mois ?
Pour la blague – et ceux qu’ont pas suivi – c’est un peu la NEUVIEME fois que je déménage depuis 2001. Y’a des cartons que j’ai même pas eu le courage de défaire depuis les 2 derniers déménagements. Y’a des cartons que j’ai même pas eu le temps de rouvrir depuis mon retour du Pays de Galles.

Mais si ce n’était que ça… Second semestre, nouvelle salve de cours et de profs. Ça fait 3 semaines à peine que ça a commencé, et j’ai déjà la moitié de mes profs qui a été absente, et l’autre moitié est incompétente. Non, j’exagère un chouïa, mais si on fait le décompte, entre les absents, le fait qu’on a un cours enseigné par 2 profs différents qui alternent parce que l’administration s’est plantée dans leur emploi du temps, et que du coup y’a aucun suivi d’une semaine sur l’autre, que mon prof de grammaire russe continue de nous assommer de trucs incompréhensibles nous menant droit vers un second échec, que l’une de mes profs a décidé que « pour avancer, il faut tout faire tout seul alors du coup je vais même pas vous aiguiller, je vais juste vous laisser vous casser la gueule et on verra ensuite » (très pédagogique merci beaucoup), et qu’enfin, et je vous ai gardé le meilleur pour la fin, un a un prof qui est visiblement en train de se remettre d’un AVC et n’a donc pas toute sa tête, radote des trucs en boucle, se pointe avec sa ceinture défaite parce qu’il a zéro mémoire immédiate, et est même pas foutu de comprendre le texte qu’il est censé nous faire analyser…
Et bien sûr, le secrétariat de mon département est fermé depuis maintenant une semaine, ou plus, j’en sais rien, mais du coup pour faire la moindre démarche, c’est au petit bonheur la chance ; tu tapes à tous les bureaux que tu trouves en espérant tomber sur quelqu’un qui soit assez gentil pour te donner l’adresse mail d’une personne soi-disant compétente qui de toutes façons ouvre jamais sa boîte mail.

Alors tu te dis que tu vas pas te démonter, que tu vas faire les choses par toi même avec des bouquins, seulement les 300 autres élèves de ton cursus ont eu la même idée et il y a qu’un seul exemplaire déjà emprunté de tous les bouquins intéressants de la bibliothèque, alors tu te diriges vers la librairie de la fac qui a jamais rien en stock et qui te vend tout deux fois le prix d’Amazon ou de Gibert. Mais de toutes façons, t’as une bibliographie exhaustive dans laquelle tu sais même pas ce que tu devrais choisir.

Je sais pas si c’est moi qui suis particulièrement mal organisée ou si il y a juste pas assez de jours dans une semaine pour tout faire, mais j’en suis à un point ou je reporte même mes loisirs. J’ai une pile de comics achetés il y a un mois que j’ai même pas eu le temps de feuilleter, j’ai même pas fini la BD qu’on m’a offerte pour Noël, mes fics sont en pause depuis 6 mois, mon blog depuis 3 (je sais même plus), j’ai 200 vidéos de retard sur Youtube et au moins 6 mois sur Nolife Online.

Donc voilà pourquoi tout ce silence. J’ai réellement la sensation d’être en train de me noyer. Je bats des bras et des jambes, je m’épuise à essayer de rester à la surface, mais j’ai l’impression d’aller nulle part. J’ai juste vaguement la tête hors de l’eau, mais je commence sérieusement à boire la tasse, et je sais pas comment faire pour remonter et surtout, dans quelle direction aller.

Pourquoi le jeu vidéo devrait être considéré avec plus d’égards.

Quand on se réfère au jeu vidéo, les bien-pensants imaginent tout de suite qu’on parle de FIFA, de Call Of et de GTA, et c’est rédhibitoire. Si on ose ajouter qu’on y passe plusieurs heures par jour, c’est la fin. On est un nerd puceau obèse qui vit dans une cave en se shootant à l’energy drink et pour qui tout semblant d’avenir fleuri n’est plus qu’un rêve lointain et inaccessible.

« Le Jeu Vidéo est addictif »

« Le Jeu vidéo rend violent »

« C’est que du virtuel »

Triple faux.

Tout d’abord, les détracteurs du jeu vidéo oublient bien trop vite que l’Homme est dépendant est violent par nature. De tous temps, l’Homme a collectionné, s’est attaché aux bien matériels. Il est vite devenu sédentaire, a compris qu’être riche et fort lui garantissait le pouvoir.

On oublie aussi que comme toute autre forme d’addiction (la drogue, l’alcool, la bouffe ou que sais-je), le produit en soi n’est pas la cause de l’addiction, mais bien une conséquence d’un mal plus profond. Tout est donc une question de dosage. On peut boire de l’alcool si c’est en quantités raisonnables. Manger est nécessaire à la santé, toujours en quantité raisonnable. Quant à la drogue, c’est un sujet un peu plus complexe dans la mesure où leur utilisation est prohibée en France, mais je suis certaine qu’à doses moindres également, c’est pas pire qu’une clope ou une bière. Je ne suis pas alcoolique parce que je bois un verre de temps en temps avec mes potes. De la même manière, je ne suis pas droguée aux jeux vidéos parce que j’y passe parfois plusieurs heures par jour.

Les dingues de sport, on leur dit rien. On leur dit que c’est génial, parce que c’est bon pour la santé. Les dingues de musique, on leur dit que c’est de la culture. Les dingues de bouquins, la même.

Désolée, mais un mec qui fait du sport à s’en épuiser, qui passe sa vie dans des concerts ou qui est enfermé h24 dans sa bibliothèque, lui aussi aura des séquelles. Une fois de plus, question de dosage.

Concernant la violence dans les jeux vidéos, elle est indéniable DANS les jeux vidéos. Pourquoi le jeu vidéo a-t-il été créé ? Comme le sport, la peinture, le cinéma, c’est un moyen de se divertir. De s’échapper du métro-boulot-dodo quotidien en vivant des aventures inédites et surréalistes, qui stimulent l’ego et l’imagination. C’est un dépassement de soi intellectuel voire même physique. Oui, il y a de la violence dans les jeux vidéos, mais non, cette violence in-game ne rend pas violent IRL. C’est justement le principe : déchaîner toutes ces pulsions sur du virtuel, pour ne pas les déchaîner dans la « vraie » vie .

moigame

Quand je joue, je hurle, je jure, je tape du poing, j’ai parfois envie de jeter mon écran par la fenêtre. Je me retrouve dans des situations qui me demandent de me dépasser, pour résoudre une énigme ou effectuer LE saut parfait qui me permettra d’atteindre le niveau suivant. Je dois réessayer des dizaines voir des centaines de fois, afin d’y parvenir. Le je vidéo me permet de me défouler, de me stimuler, de m’apprendre la patience, la logique, la ténacité, la rapidité. Je suis persuadée qu’on peut ressortir lessivé mais heureux de n’importe quelle activité, qu’elle soit physique ou psychologique. J’ai pleuré devant des œuvres d’art, crié à la fin de bons bouquins, sauté de joie à la fin de victoires sportives, applaudi à la fin de films majestueux, pleuré de nouveau en écoutant de la musique, eu envie de m’arracher le cœur en écrivant, hurlé de joie à la complétion d’un niveau difficile dans un jeu vidéo. Et dans tous les cas, je me suis sentie vivante, accomplie, heureuse.

Je ne comprends pas pourquoi le jeu vidéo est tellement mal-aimé. Il m’a fait apprendre des quantités de choses incroyables, dans des domaines auxquels je ne me serais probablement jamais intéressée autrement. J’ai découvert des artistes, des musiques, des mots alambiqués, des auteurs, des communautés de gens formidables.

J’en viens donc à mon troisième point. Combien de fois m’a-t-on répété « c’est juste virtuel », ou « c’est pas des vrais gens ». Pas des vrais gens ? Si, derrière chaque perso dans des jeux en ligne, ou sur internet de manière générale, il y a un vrai jean (aha). Les MMO se jouent en groupe, on apprend à faire confiance et à s’entraider comme on le ferait dans un sport d’équipe. Je dois faire confiance à mon heal tout comme je le fais à mon partenaire en escalade. Il se plante, c’est la mort assurée (sauf que le jeu vidéo, c’est zéro risque, on peut réessayer si on foire). La lecture est une expérience solitaire. Le dessin aussi. La couture également. Pourtant personne ne vous dira que c’est dangereux. Par contre, le jeu vidéo, oulàlàh, c’est le mal.

Là où ça en devient pitoyable, c’est quand on se voit sortir ce genre d’absurdité par des blaireaux qui ont une télé qui tourne en boucle chez eux. C’est complètement « normal » de regarder de la merde pour se détendre tous les soirs apparemment. Alors qu’il y a zéro interactivité.

Enfin, le jeu vidéo a selon moi sa place parmi les arts. Wiki nous dit : « L’art est une activité humaine, le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait, s’adressant délibérément aux sens, aux émotions et à l’intellect. On peut dire que l’art est le propre de l’homme, ce qui le distingue au sein de la nature, et que cette activité n’a pas de fonction clairement définie. »

Je crois aussi que c’est un art très complet, puisqu’il regroupe à lui seul le visuel, le sonore, l’histoire, agit sur plusieurs sens à la fois, sollicite la participation de son public, se réinvente en permanence. Il est ludique et créatif, prenant, diversifié, accessible.

Podcast, mothafuckas!

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J’adore les Youtubers. Les bons Youtubers, j’entends, c’est à dire malheureusement très peu les Youtubers français. Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’ils n’ont rien compris. Parce qu’ils se prennent pour des caïds, qu’ils s’auto-proclamment geeks en étant juste de cette saloperie d’engeance de hipsters qui tournent sur mac et jouent sur console. J’aimais bien Norman et toute sa clique avant que ce ne soient des vendus.  »Rholalà, Tcheu, tu fais de l’élitisme blablabla *point Godwin* blablabla ».

Premièrement, j’fais ce que je veux, et deuxièmement, non, je fais pas de l’élitisme (bon, ok, peut-être un peu), j’aime juste que les choses soient à leur place. S’il y a une chose que j’abhorre, c’est l’erreur, surtout quand elle est commise par des abrutis qui te vendent ça comme la vérité absolue et qui n’ont pas de recul, qui ne se remettent pas en question.

Et en parlant d’erreur, vous avez lu jusqu’ici, mais avez-vous remarqué la discordance entre mon titre et le sujet abordé dans l’article ? Oui, cette analogie podcast/Youtube. Parce qu’en plus de produire du caca en boîte, tous ces Youtubers Français appellent ça des podcasts. Et ça m’enrage. MON DIEU QUE ÇA M’ENRAGE. Un PODCAST, c’est un fichier audio ou vidéo destiné à être TÉLÉCHARGÉ pour être ensuite écouté sur UNE PLATEFORME MOBILE. Un vidéo Youtube, c’est un Vlog, mais ce n’est PAS UN PODCAST BORDEL DE MERDE. J’ai l’impression d’en faire des caisses, mais putain ça m’agace teeeellement… Okay, time for a wiki-quote : « Les podcasts ou les balados, audio comme vidéo, sont disponibles sur Internet. Ils sont émis par différents types de diffuseurs et automatiquement reçus dans un lecteur qui cumule les émissions. Par la suite, l’auditeur peut les écouter directement sur ce lecteur, les télécharger sur son ordinateur personnel ou les transmettre sur son baladeur. »

Bref, tout ça pour dire qu’entendre le terme  »podcast » utilisé à tort et à travers pour tout et n’importe quoi et de manière erronée 99% du temps, ça me met hors de moi. Et ça ne me met pas hors de moi simplement pour l’erreur en elle-même, non, mais également et surtout parce que, comme d’habitude, c’est notre décadente  »exception Française » qui produit ça. Je répète inlassablement (non en fait si, ça commence un peu à me taper sur le système) que j’aime mon Pays et que j’en suis fière, mais je sais même plus pourquoi je dis ça, tellement on est à la ramasse dans tous les domaines. On nous mutile les meilleures séries télé étrangères à coup de VF foireuse, de censure inexpliquée et de diffusion désordonnée, on a pas un seul élu qui soit capable de comprendre l’informatique ne serait-ce qu’un minimum (sérieusement, même ma grand-mère s’en sort mieux que vous les gars), les médias sont capables de sortir des trucs hallucinant comme  »meuporg » ou de produire des pseudo-reportages outrageants enfonçant toujours un peu plus les geeks et les gens en marge de manière générale… Et je ne parle ici que d’un sujet en particulier, mais je pourrais continuer sur la religion, les forces armées, l’égalité LGBTQI, la couverture sociale et j’en passe. En fait la France, c’est un peu l’Ariège à échelle planétaire.

Alors je sais bien qu’on est pas tous anglophones, et j’aime énormément la langue française, mais il faut se rendre à l’évidence, la qualité n’est pas ici. Si vous vous dépatouillez un peu en anglais, je vous conseille vivement de plonger dans le Youtube anglophone, bien plus riche et de qualitay.

Bon, trêve de grumpiness, je m’en va quand même partager quelques-uns de mes YOUTUBERS préférés – liste non exhaustive, donc – avec vous, avec en vert mes encore plus préférés. J’cause trop la France lol tavu.

 

Les francophones :

Benzaie (jeu vidéo)

Damdam (jeu vidéo/japon)

Le Joueur du Grenier (jeu vidéo/humour)

Antoine Daniel (humour/vidéos virales)

GoldenMoustache (humour)

 

Les anglophones :

Pewdiepie (jeu vidéo/humour/vlog)

Shane Dawson (vlog/humour/création audiovisuelle)

Ninebrassmonkeys (création audiovisuelle/humour)

Bryarly (vlog)

Charlie McDonnell (vlog/musique)

Liam Dryden (vlog)

ImprovEverywhere (flashmobs)

JeremyJahns (critiques de films et jeux vidéos)

Malukah (musique)

TheFineBros (humour/vidéos virales)

Wil Wheaton (humour/vlog)

MagicofRahat (magie/humour)

J’aime pas le 1er Avril.

Comme l’indique le titre, j’aime pas le 1er avril. Enfin, j’ai rien de particulier contre la date en elle-même, mais ce sont les poissons d’avril que je n’aime pas. Rabat-joie ? Non. J’aime ce qui est drôle. J’ai de l’auto-dérision, j’aime parler de caca et de bébés morts, j’aime les blagues à tiroir. Ce que je n’aime pas, c’est quand on rit aux dépends de quelqu’un d’autre, et c’est exactement de ça qu’il s’agit le 1er avril. C’est le concept même du poisson qu’on te colle dans le dos : d’autres rigolent parce qu’ils le voient, et pas toi. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’on peut trouver de drôle dans ce type de situation basée sur le mensonge ou la tromperie. C’est dégradant, humiliant. Bon, okay, un poisson de papier scotché dans le dos ne fait de mal à personne – j’ai pris l’habitude de m’en coller un moi-même, comme ça au moins c’est fait. Seulement cette journée est prétexte à toutes sortes de saloperies. Parce que quand comme moi on est assez crédule – et qu’on a un bon fond, parce que oui, j’ai un bon fond – c’est très blessant.

J’ai fait ce genre de blague vaseuse une fois dans toute ma vie, il y a plus de 10 ans, et je regretterai toujours.

Et pour finir sur une note un peu moins relou, voilà ce qui m’a accueillie quand j’ai ouvert ma-bimbo ce matin.

(oui, je joue à ma-bimbo, c’est une longue histoire).

CREEEEEPY

CREEEEEPY