Le Conteur

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Une fois n’est pas coutume, c’est aujourd’hui d’un livre que je vais vous parler. Mais pas n’importe quel livre, puisqu’il a été écrit par ma grande sœur. Et ouais, rien que ça.

Il s’agit donc du roman Le Conteur – L’Enfant qui n’aimait pas rêver, par Lorraine -S. Heymes.

L’histoire est celle d’Ulysse, un jeune garçon de 11 ans très cartésien qui n’aime pas les contes et autres histoires, qu’il assimile à des “mensonges”, et qui se retrouve bien malgré lui embarqué dans un monde imaginaire, avec lequel il a bien plus de liens que ce qu’il aurait imaginé.

Le livre fait environ 360 pages, organisées en cinq parties de chacune cinq chapitres. La première partie introduit l’histoire dans le monde “réel”, puis les autres narrent l’épopée d’Ulysse à travers le monde de l’imaginaire.

La première partie est clairement pour moi celle qui a fait le plus parler mes souvenirs et mes émotions, dans le sens où les lieux et personnages qui y sont décrits sont clairement inspirés de lieux et personnes réels, qui ont peuplé mon enfance. C’est donc avec joie que je me suis replongée dans des univers que j’ai connus étant petite, parfois même enfouis dans ma mémoire, qui ont refait surface comme autant de petites bulles nostalgiques.

Mais trêve de palabres, venons-en au concret, à l’objectif.

Cela faisait plus de 5 ans que je n’avais pas fini un livre. J’ai lu quelques livres en anglais ces dernières années, principalement pour mon cursus universitaire, mais vraiment très peu de lectures personnelles, et encore moins francophones. Même les derniers Amélie Nothomb sont restés infinis. Je ne sais pas pourquoi exactement; peut-être que ma désastreuse licence de Lettres a eu raison de mon appétit pour la lecture (je lisais 2 ou 3 livres par mois avant ça). Peut-être que les jeux vidéo, aussi. Peut-être qu’on a juste moins de temps quand on devient plus vieux (je ne prononcerai pas le mot “adulte”… merde.)

Tout ça pour dire que c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu celui-ci, plutôt vite, et que je vais me faire une joie de vous le reviewer.

L’Histoire

C’est amusant, j’ai eu l’impression en le lisant de retrouver des éléments de livres de mon enfance et de mon adolescence, comme autant de racines nourrissant le roman. C’est ainsi que j’ai parfois trouvé de grandes similitudes avec La Croisée des Mondes de Philipp Pullman, mais aussi Alice au Pays des merveilles, voire même Harry Potter. C’est la première qui m’a le plus frappée; l’omniprésence des animaux mais aussi le rythme, assez rapide, m’ont rappelé cette saga qui m’a été si chère. Saga que j’ai par ailleurs essayé de relire il y a quelques années, sans succès : cela m’avait paru parfois trop rapide dans les intrigues et leurs dénouements, comme s’il manquait des détails ou que tout était trop “facile”. Rétrospectivement, je pense qu’il s’agit simplement là d’une caractéristique des romans “jeunesse”, caractéristique qu’on retrouve d’ailleurs aussi dans les premiers Harry Potter. Toujours est-il que c’est également ce que j’ai ressenti à la lecture de L’Enfant qui n’aimait pas rêver: j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages, qui m’ont semblé parfois un peu grossièrement dépeints, au point même parfois de me sembler incohérents (Tom), ou d’intrigues résolues trop vite et trop simplement. Faute de manquer de rythme, j’ai trouvé que cela manquait parfois de retournements de situation. En fait, j’ai eu beaucoup de mal à m’identifier au héros et à comprendre sa quête. C’est la dernière partie du livre qui, elle, m’a happée. Comme si les 4 premières parties n’étaient qu’une introduction à un final à la fois explosif et mystérieux. Sans finir sur un suspense insoutenable, cette fin m’a donné très envie de lire la suite, alors que les chapitres précédent m’avaient semblé un brin laborieux.

Cependant, on ne saurait dissocier le fonds de la forme et c’est ainsi que, sans transition (ou presque), j’aimerais passer à ma seconde partie.

Le Style

Toutes les critiques faites dans la partie précédente perdent de leur valeur si on prend en compte le point de vue du lecteur: il est bien évident qu’une lectrice (plus ou moins) aguerrie de 25 ans qui s’est bouffé du Shakespeare dans la langue pendant 3 ans n’a pas le même point de vue ni le même recul sur une lecture telle que celle-ci. Je pense que la “moi” de 12 ans aurait dévoré de bout en bout le roman plusieurs fois de suite, comme je l’ai fait avec les livres cités plus haut. Parce que pour être honnête, il est bien. Il joue sur des concepts et des personnages connus de tous, en jouant avec eux un peu à la manière de Shrek. C’est un appel à la découverte, une proposition à aimer la littérature et les histoires. En cela, le personnage d’Ulysse se confond avec le lecteur, qu’on invite à découvrir les mondes imaginaires, leurs liens, leurs influences.

En tout cela, ce roman est définitivement un roman jeunesse.

Cependant, l’une de ses plus grande qualités devient un défaut dans les mains les plus jeunes: sa langue. Car elle est parfaite – attendu que cela veuille dire quelque chose. Les mots sont choisis avec soin, pas d’approximations que ce soit dans le vocabulaire, extrêmement riche, comme dans la grammaire, correcte en tous points. Seulement, cela pose un problème de taille: le vocabulaire est parfois réellement complexe. Je me suis moi même arrêtée par moments pour chercher un mot dans le dictionnaire tant le lexique me posait des difficultés.

Attention, je ne dis pas qu’il y a “une langue appropriée pour les enfants”, dans le sens d’une langue simplifiée qui ferait que leur lecture serait simple et sans accroc. Ça n’aurait pas d’intérêt, car la lecture sert aussi à apprendre. Mais que quelqu’un comme moi qui ai 25 ans de vie et (un peu moins) de lecture, et qui, sans me vanter, possède un vocabulaire plutôt correct, voire riche, aie buté sur la langue à plusieurs reprises au point que cela altère mon confort de lecture, me semble un peu disons, “dangereux” pour l’avenir du livre. Parce que si la langue est trop complexe pour moi, elle risque de l’être d’autant plus pour la majeure partie du lectorat-cible (et pas que lui, d’ailleurs).

Admettons que le lectorat-cible en question ne soit en fait pas les pré-ado mais bien les adultes, alors on retombe dans le travers évoqué dans ma première partie: trop peu de suspense et de retournements de situation pour maintenir l’attention d’un lecteur aguerri.

Impression générale

A me lire, on pourrait croire que je n’ai que la critique à la bouche, et que cette lecture était un désastre. Ce n’est absolument pas le cas. Mon âme de geek a grandement apprécié les nombreux clins d’œil disséminés au fil de la lecture, que ce soit à des figures connues des contes de fées ou à de simples éléments de souvenirs familiaux, et il faudrait que je le relise attentivement plusieurs fois pour y dénicher tous les détails.

J’ai aussi apprécié cette façon qu’a l’auteure de nous rappeler habilement par un jeu sur les noms et les surnoms l’identité de tel ou tel personnage dont le nom nous échappe, perdu peu à peu aux tréfonds de notre mémoire sous des couches de contes consécutifs. Et le roman n’est pour autant pas un étalage de clins d’œil, loin de là.

L’Histoire est originale, et si la trame fait beaucoup penser à celle de la saga de Pullman, les différences sont aussi nombreuses que les similitudes. Les enjeux ne sont pas les mêmes, les motivations du héros non plus. De plus, plus qu’une simple histoire, le roman s’interroge sur ce que sont les histoires, ce qu’elles représentent, et leur importance dans notre monde, notre culture, nos apprentissages.

Pourquoi ce livre est un chef-d’œuvre

Alors déjà tout simplement, parce que c’est le livre de ma sœur et que je péterai les genoux à quiconque dira le contraire.

Mais surtout, parce que si l’on prend en compte l’enjeu du livre, la quête du héros, qui est de raconter une histoire à sa maman, alors c’est là que tout prend son sens. Si l’on part du principe que l’histoire est racontée par un enfant, alors on peut totalement pardonner certains raccourcis, certaines incohérences dans la structure, parce qu’après tout, c’est à travers les yeux d’Ulysse que l’histoire se déroule. Avez-vous déjà écouté un enfant raconter une histoire?

Ce qui fait d’Ulysse un petit garçon pas comme les autres, finalement, c’est ce vocabulaire riche et cette correction grammaticale parfaite, mais après tout, de la part d’un esprit si cartésien, ce n’est pas surprenant du tout. Une place pour tout, chaque chose à sa place.

Parce que les contes, c’est très sérieux.

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Rodin mon amour

J’ai fini par ENFIN commencer à trier mon ancien blog, et le .gif suivant illustre parfaitement ce que je ressens.tedious

Déterré des tréfonds de skyblog, voici donc un devoir que j’avais rendu en art au Lycée – pour la petite histoire, je squattais le cours, en fait j’étais plus inscrite en art. Les autres devaient raconter ce qu’ils avaient vu au Printemps de Septembre il me semble, mais comme je n’étais pas avec eux lors de la sortie, j’ai donc raconté la partie artistique de mes vacances à Paris l’été précédent.

Cet homme assis, l’air pensif. Il m’a toujours passionné, car je n’ai jamais su déceler les sentiments qui l’habitent. Mais après tout, ce n’est qu’un bloc de pierre, ce « Penseur ». Cette œuvre de Rodin mondialement connue.
Parmi tout ce qu’il m’a été donné de voir, c’est l’Art que je préfère. Ou plutôt « les » Arts. Que ce soit la musique, le cinéma, la photo, la peinture.
Mais celui qui me fascine, c’est la sculpture. Et Rodin tout particulièrement. Pourquoi? Petit retour vers le passé.

Après une année plutôt enrichissante en Seconde option « arts plastiques », je décidai de m’orienter vers une Première littéraire mais, délaissant (un peu) l’Art, je préférai l’option maths et ne m’inscrivis qu’en option facultative.
Mon (merveilleux) professeur d’Art faillit m’étriper en apprenant la nouvelle.
J’appris qu’au cours de l’année serait effectué un voyage dans la  » ville de Lumière ». Cette ville qui m’est si chère: Paris. Dès lors, je songeai à ce que représentait pour moi un tel voyage; l’occasion de revoir mes soeurs et aussi celle de voir des oeuvres de grande qualité et de grande renommée. Le Louvre, Orsay, Beaubourg… Ces mots résonnaient dans ma tête comme un rêve.
Je réussis à « m’incruster » au voyage, ignorant qu’il serait si indigeste.
Après une nuit à ne pas dormir, nous visitâmes le musée du Louvre. Puis, l’après-midi, Orsay.
Je ne me souviens pas de tout ce que j’ai pu y voir, non seulement à cause de la quantité mais aussi à cause de l’état de léthargie dans lequel je demeurais (la crève de ma vie!).
Cependant, Orsay regorgeant de sculptures toutes plus impressionnantes les unes que les autres, je pris du plaisir à me perdre dans ce vaste dédale artistique. Soudain, au coin de l’œil, quelque chose attira mon attention.
« Ceci est la Porte Des Enfers, d’Auguste Rodin » dit l’élève chargé de l’analyse de l’œuvre.
Je levai la tête vers l’imposante masse blanche qui s’étendait devant moi. C’était la plus belle chose que j’avais jamais vue.
Une porte immense, sculptée avec un réalisme foudroyant, parsemée de trop de détails pour pouvoir tous les déceler.
C’est ici que commença ma fascination pour Rodin.

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-Les épreuves anticipées du BAC enfin terminées, l’occasion de retourner à Paris s’offrit à moi. En fait l’idée devenue projet devint réalité avant même que j’aie eu le temps de m’en rendre compte (merci papa!).
Une semaine plus tard, j’étais dans la Capitale, en train de planifier mes 12 prochains jours.
J’ai la chance d’avoir des soeurs cultivées, dont l’une est issue des Beaux-Arts, et qui me proposa de visiter le « Musée Rodin ». Très facile d’imaginer l’illumination de mon visage lorsque les mots franchirent ses lèvres.

-Sous la pluie battante attristant le Capitale, nous arrivâmes dans un bâtiment dont j’ai oublié la façade, mais dont les richesses m’émerveillent encore.
« la visite commence par les jardins » dit l’Hôtesse en nous tendant les petits boîtiers électroniques chargés de nous faire la visite.
Ma joie s’était quelque peu dissipée à cause de la pluie; visiter en extérieur risquait d’être un calvaire.
Mes craintes se volatilisèrent à la vue du jardin où étaient dispersées de nombreuses sculptures.
La plupart étaient des groupes d’hommes. Des esclaves (?) aux muscles saillants, à l’expression étonnante de réalisme. La pluie jetait sur les bronzes sombres une atmosphère mélancolique, un aspect encore plus vivant.
« Par là, c’est la porte des Enfers » dit ma sœur.
Mon cœur se mit à battre un peu plus vite. « l’original en bronze! » pensai-je.
Le contraste entre le modèle exposé à Orsay et le bronze ruisselant qui se tenait à présent devant moi était frappant. Sous la lumière faible qui filtrait à travers les nuages, la Porte semblait presque noire. A son sommet, le miniature du fameux Penseur, regardant la scène, « nous » regardant. Et tous ces corps foudroyants de vivacité, semblant se débattre pour sortir de l’Enfer ou bien nous y attirer. Des hommes, des femmes, des Anges…
Les larmes aux yeux, tremblante, je me détachai enfin de cette œuvre pour aller vers la suivante. Le « Penseur ».
Et là, je m’interrogeai. Pourquoi était-ce lui, ce pauvre penseur, installé sur son piédestal, qui attirait tant de foule? Je ne connais pas son histoire…Mais pour moi la « Porte des Enfers » méritait bien plus les honneurs qu’on faisait à cet homme.
Nous rentrâmes enfin dans la première salle, où reposaient de nombreuses autres sculptures. Des corps, des visages… Toutes les expressions humaines imaginables, sous tous le angles.
Les mille et une facettes de l’Homme, sous toutes ses coutures.
Toute la collection des « mains », d’une artiste dont je ne me souviens plus le nom.
Une vitrine expliquant les différentes étapes de fabrication d’une sculpture en bronze (mon esprit revint à la « porte des Enfers » et je me demandai comment l’Homme pouvait avoir suffisamment d’années dans une vie pour réaliser quelque chose d’aussi colossal).
Des amants, des Anges…Une diversité incalculable de visages, tous plus surprenants les uns que les autres.

-Enfin, la visite s’acheva par l’exposition du rez-de-chaussée, intitulé « Rodin en Asie » (où quelque chose de ce goût là).
Une exposition très intéressante, montrant de nombreux portraits, soit sur papier soit sculptés, d’une actrice Asiatique (je ne me hasarderai pas à dire si elle était Chinoise ou japonaise…). Une actrice avec une force d’expression dans le visage que, je pense, Rodin pouvait être le seul à rendre avec autant de magnificence. Elle fut son amante? Je ne sais plus. Mais l’étude qu’il fit d’elle fut gigantesque.
La fin de l’exposition montrait différentes techniques également utilisées par Rodin, et quatre immenses portraits de Balzac. (…)

I’m making a note here: huge success.

Paradoxalement, quand je suis épuisée, je cuisine plutôt bien, alors que je suis incapable de faire correctement n’importe quoi d’autre.
Pour commencer, le plat, que dis-je, L’OEUVRE qui a donné son titre à l’article: Le gateau de portal. Pour cela, il va falloir faire le gâteau, une crème au beurre et un glaçage.

Ingrédients:

-1 gâteau tout prêt au chocolat (ou alors faites-le vous-même mais moi j’avais vraiment pas le temps).

-400 grs de beurre

-400 grs de chocolat noir

-10 cl d’eau

-125 grs de sucre

-des fraises Tagada pour la déco (ouais, normalement c’est des cerises, mais on est bien d’accord, les cerises au sirop, c’est dégueulasse.)

Niveau ustensiles, ce serait pas mal d’avoir une spatule à pâtisseries et une poche à douilles , même si ce n’est pas indispensable.

La recette se déroule en trois étapes. Tout d’abord, il faut faire cuire le gâteau comme indiqué sur l’emballage. Jusque là, rien de bien méchant. Si possible, utilisez un moule pas trop grand et avec des bords un peu hauts, histoire que votre gâteau soit assez grand pour être ensuite coupé horizontalement.

Seconde étape, la crème au beurre:

-coupez 200 grs de beurre en morceaux et laissez le à température ambiante pour le faire ramollir (attention! J’ai dit ramolli, pas fondu).

-Pendant ce temps, séparez les blancs et ne gardez que les jaunes de 3 oeufs, et gardez le quatrième entier. Versez vos quatre oeufs dans le bol de votre robot (si vous êtes riches et que vous avez un robot) et sinon ans un simple saladier, et munissez vous de votre batteur électrique. Et si vous en avez pas, j’imagine que vous pouvez essayer au fouet mais ça risque d’être difficile. Et si vous en avez pas, à la fourchette mais là, j’espère que le dieu de la cuisine sera avec vous.

-Dans une casserole, mettez le sucre, versez les 10cl d’au et montez à ébullition. Arrêtez le feu, commencez à battre vos oeufs et versez le sirop de sucre dedans en continuant à battre. Puis ajouter progressivement le beurre. Continuez à battre jusqu’à obtenir une consistance homogène. Et si comme moi, c’est super liquide, rajoutez un  peu de beurre et mettez le tout au frigo pendant une heure ou deux.

Vérifiez que votre gâteau a pas cramé, sortez-le et laissez-le refroidir.

Le glaçage:

-Faites fondre le chocolat au bain-marie (ou à défaut, au micro-ondes, mais faites super attention, ça a tendance à cramer).

-rajoutez 200 grs de beurre coupé en morceaux et touillez bien. J’avais juste envie de placer ce verbe quelque part :p mais allez-y au fouet jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de grumeaux.

Et maintenant, on monte notre gâteau! Commencez par couper le gâteau horizontalement pour obtenir trois étages (le dessous, le milieu, le dessus. Je précise, on sait jamais :p). Tartinez le premier étage de crème au beurre, couvrez avec le second, que vous tartinez à son tour, et replacez votre « couvercle ». Essuyez les bavures. Maintenant, à l’aide de votre spatule, recouvrez le tout avec le glaçage. Profitez-en pour camoufler les erreurs de découpage et les chutes de croûte ;)

Une fois que c’est à peu près lisse, faites des petits tas de crème au beurre sur le dessus du gâteau, qui serviront de « nids » pour vos fraises Tagada. Mettez le tout au frigo. Le tour est joué!

(Pour la déco, juste après avoir glacé mon gâteau, j’avais rajouté des copeaux de chocolat)

Et voilà le travail!

Et voilà le travail!

Vingt-deux.

Tiens, je réalise en l’écrivant que ça se prononce super bizarrement le nombre 22. Bref.

Y’a une semaine, donc, c’était mon anniversaire, me voilà plus vieille d’un an. Plus que trois et c’est le quart de siècle… Brrr.

Petite fête plutôt tranquille en compagnie d’une partie de mézamis, le tout entassés dans mon appart’ trop petit, à manger des saloperies et boire du jus de pomme. Et des cadeaux trop coooooooooooooooools! Entre autres, et comme je suis dans une semaine très « graphique », une sublime BD que voici.

Pour faire court, un monde post-apo, quelques protagonistes très humains, et surtout, SURTOUT un coup de crayon magistral. Pas que l’histoire ne soit pas intéressante, mais je trouve vraiment que l’intérêt ne se situe pas vraiment dans le scénario en lui-même, mais plutôt dans la folie des personnages et, plus que tout, dans l’image, qui est juste incroyable. La Belle Mort, Mathieu Bablet, aux éditions Ankama.

Pour continuer dans le visuel, vous le savez sans doute, aujourd’hui c’est la journée mondiale contre l’homophobie. Bien que j’aie la douloureuse impression que cette journée ne soit pas très médiatisée (mais c’est peut-être parce que je regarde pas la télé, écoute pas la radio et lis pas le journal, aussi. Et que je sors pas beaucoup.), une super initiative: le Projet 17 Mai. Un petit groupe de BD-blogueurs a décidé d’y aller de sa plume – ou plutôt de son crayon – et de faire des strips sur les LGBT (ma phrase est moche mais j’ai faim, et c’est de l’excuse en bois. Cliquez sur le lien, cay tout).

Tiens, ça me refait penser à une vidéo qui me fait encore pleurer à chaque fois que je la regarde. Ca date un peu, mais je crois que ça s’inscrit parfaitement dans la demande d’égalité et de tolérance (que je hais ce mot) que représente le 17 Mai.

Je crois que c’est à peu près tout pour aujourd’hui. Ah, si, j’élargis encore mon champ musical (merci Stepmania), et je découvre que j’aime bien l’électro (ouais, c’est large, et j’ai vraiment pas envie de me prendre la tête à chercher quel style particulier), notamment Sanxion7 et ParagonX9 . Et puis la dubstep. Et puis Aural Vampire (d’après wiki, c’est de la Darkwave (?)).

Sur ce, j’m’en vais préparer mes affaires pour mon week-end parisien Nolife-esque. /o/

Quel lecteur suis-je?

Oui, j’aurais probablement dû écrire « lectrice », mais je trouve la féminisation de la plupart des noms assez moche. Bref.

Je ne suis pas beaucoup de blogs, mais parmi eux, il y en a un que je recommande chaudement: http://culturez-vous.over-blog.com/ . Ca parle, comme son nom l’indique, de culture en général, et plus particulièrement de cinéma et de littérature.

Bien que je ne lise plus autant qu’avant – j’ai même tendance à dire « plus du tout », je crois que c’est l’effet pervers d’avoir fait des études de Lettres (ou alors c’est l’excuse que je me trouve) – il n’empêche que j’aime ça. Ces dernières années, j’ai dû lire moins de 2 ou 3 livres par an, dont l’incontournable et automnal Amélie Nothomb.

Revenons à nos moutons. Sur le blog sus-cité, Sebastien a posté une sorte de Q&A assez intéressant, que je vais donc remplir à mon tour.

1) Quel est le roman que tu as hâte de lire, en ce moment?

Il est assez urgent que je lise The Great Gatsby, bien que je n’aie pas franchement hâte (c’est dans le cadre de mes études). En revanche, il serait pas mal que je me remette à The Book of Negroes de Lawrence Hill, que j’ai lâchement abandonné il y a quelques mois et qui pourtant est vraiment passionnant.

2) Quel livre aurais-tu voulu écrire?

La trilogie  A la croisée des Mondes de Philip Pullman. Quand j’étais plus jeune, j’ai littéralement dévoré ces romans, et j’ai tellement pleuré à la fin que j’avais commencé à écrire une suite. Donc en fait, j’aurais voulu les avoir écrits pour que la fin soit différente. A la réflexion, pour un livre classé « Junior », ça finit de manière assez rude.

3) Quelle est ta plus folle lecture, le livre le plus inattendu, déjanté, original?

Là, j’hésite. pour le plus « déjanté », je dirais L’écume des Jours de Boris Vian, surtout que je l’ai lu tôt. Et Les Nouvelles Histoires Extraordianires d’ Edgar Poe. Et aussi L’alchimiste de Paulo Coelho.

4) Dans quel endroit insolite as-tu déjà lu?

A la gare. L’endroit n’est pas particulièrement insolite, mais la situation l’était: 7h du mat’, attendant un train qui avait près de 4 heures de retard, lisant Les Mots de Sartre dans le froid du mois de Mars. (Pour ceux que ça intéresse, l’article concernant cette journée de ouf :D )

5) Cite ton auteur préféré et l’auteur que tu ne liras jamais?

Difficile de choisir un seul auteur. C’est un peu comme pour la musique: par vagues. Bien sûr, je citerai Amélie Nothomb, Stephen King et J.K. Rowling. Ce lui que je ne lirai jamais… On ne peut jamais dire jamais, mais je crois que je ne lirai (plus) jamais Proust. Il est communément admis que c’est un génie, blablabla, mais la seule chose que j’ai déjà lue de lui était un immonde machin autobiographique et geignard ou il exposait épistolairement son navrant complexe d’Oedipe, et ça m’a vraiment SAOULÉE. Et Balzac, aussi, parce qu’il en fait des TARTINES et que bon, pour raconter la vie chiante d’une nana qu’à la fin elle meurt, 300 pages c’est vraiment trop (oui, je viens de résumer Eugénie Grandet en 12 mots).

6) Comment choisis-tu tes lectures?

Certainement pas au nom de l’auteur. Enfin, c’est pas tout à fait vrai, mais disons que les auteurs qui font tout un flan médiatique, ça ne m’intéresse vraiment pas. Je ne sais plus qui a dit ça (Peut-être Amélie Nothomb?), mais en gros, le nom de l’auteur ne devrait pas prendre les trois quarts de la première de couverture. Parce que c’est pas ça qui est intéressant.

Bizarrement, je choisis pas mal mes livres à leur couverture. C’est comme ça que j’ai découvert Kafka sur le Rivage de Haruki Murakami, La Jouseuse de Go de Shan Sa et Jack de A.M. Homes (celui-là, je l’ai pris parce que y’a un roux en couverture. Et je l’ai même pas fini en fait u_u).

7) Est-ce que tu lisais beaucoup dans ta petite enfance?

Oooooh oui! J’ai commencé avec les grands classiques de la BD franco-belge (même si à la base je regardais surtout les images). Et puis ensuite, comme tout le monde, je crois, j’ai lu une quantité impressionnante de « J’aime Lire », et puis aussi des vrais romans. Jusqu’à la Troisième, je lisais plusieurs livres par semaine. Dès que j’avais un moment de libre, je sortais un pavé de mon sac et je lisais et lisais encore (Harry Potter 4 peut en témoigner par son usure due aux transports répétés. Je crois que je l’ai lu 5 fois). Quand j’y repense, j’ai l’impression que le premier livre que j’ai lu était Brume : Paranoïa de Stephen King. Je devais avoir 11 ou 12 ans, en fait, donc c’est certainement pas le cas, mais c’est le premier qui m’a vraiment marqué.

8) Dans tes lectures, y-a-t-il une situation particulière, une invention, une impression dont tu te souviens?Laquelle?

Je dirais la double fin de Mercure d’Amélie Nothomb. Parce que quand je lis, je m’identifie beaucoup aux personnages, et que je me suis demandée quel choix j’aurais fait à la place de l’héroïne. [spoiler] Je crois d’ailleurs que j’aurais continué à séquestrer Hazel. [fin du spoiler]

9) Quel est le plus joli titre de livre (ou la plus belle couverture) qui te vient à l’esprit?

J’en parlais plus haut: Jack. C’est sobre, mais roux :3

Lyra et les Oiseaux de Philip Pullman, aussi, qui est un très joli petit livre.

10) Préfères-tu les livres reliés ou les liseuses?

Les livres papier. Je ne saurais pas dire vraiment pourquoi. Peut-être parce que je suis assez matérialiste, et que j’aime poser mes yeux sur une étagère pleine de culture. Et puis un « vrai » livre ça se prête, ça s’abime, ça craque, ça sent le papier et la colle, ça se griffonne au crayon à papier, ça se lègue.

11) Combien de temps peux-tu passer sans lire?

Beaucoup trop. Shame on me. Avant, je lisais plusieurs livres par semaine. Maintenant, c’est rare quand j’en finis un. Ca me rend triste, mais je n’arrive pas à m’y remettre. Je crois qu’il y a trop d’écrans dans ma vie ..