It just feels like family

Woaw.

Après ce week-end de fou, je me sens amorphe. C’est horrible. Pourquoi les bonnes choses ont-elles une fin ?

J’ai une foultitude d’autres articles en route, mais je sens que si je n’écris pas quelque chose à l’occasion de ce 50ème anniversaire de Doctor Who, ça fait de moi quelqu’un d’absolument horrible.

Ah, et j’ai l’impression que la qualité de mon expression en français s’est grandement amoindrie, en même temps, je passe plus de temps à entendre de l’anglais, du russe et de l’allemand que ma langue natale depuis le début de cette année scolaire et ça a tendance à emmêler mon cerveau.

Mais revenons-en à nos Timelords.

Et sachez que je vais tenter de limiter le spoil, mais je promets rien, donc venez pas râler, vous êtes prévenus.

Ce week-end, le 23 pour être précis, marquait le 50ème anniversaire de Doctor Who. La plus longue série de SF au monde, donc. Et ce qui est fort, c’est que contrairement à Star Trek ou Stargate ou d’autres, on parle bien là d’une seule et même série, pas d’une succession de spin-offs plus ou moins réussis (Oui, c’est à vous que je parle, DS9 et Atlantis…). Bon en vrai c’est juste pour la blague, hein, j’ai jamais vu DS9 et il semblerait que ça soit pas si mal que ça. Mais je m’éloigne encore du sujet.

La date de l’anniversaire de notre Docteur préféré est donc arrivée, plus vite que je ne l’aurais cru – d’habitude, plus on attend quelque chose, plus le temps semble se dilater – et nous voilà donc arrivés en fin de semaine.

Vendredi 22, je me dis que je vais cuisiner, que ça va me prendre qu’une heure ou deux. Après avoir lamentablement foiré mon chocolat, Alex me sauve la vie et je finis par produire quelque chose d’à peu près présentable 6 heures plus tard, et de totalement mangeable apparemment, vu la réaction om-nom-nom-esque de mes camarades.

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Le pendant, un peu beaucoup foiré…

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Le après, pas la bonne teinte de bleu mais plutôt bon.

Le samedi, je bosse quelques heures, tentant de rester concentrée, et puis les festivités commencent peu à peu, avec la prise d’assaut de la cuisine de ma camarade Ruth.

On a laissé le Docteur cuisiner, et le résultat a bizarrement été plutôt réussi :p

On a laissé le Docteur cuisiner, et le résultat a bizarrement été plutôt réussi :p

J’assiste à la production de cupcakes aux spéculoos couleur Slitheen, et à une démo live sur Pokémon Y (JE VEUX LA VERSION X POUR NOWEL QUELQU’UN SILVOUPLAIT).

Fin d’aprèm, nous voilà partis pour un squattage en règle chez Kevin – aka l’ange bob, vous comprendrez plus tard. On commence à se goinfrer, à boire quelques verres.

19h, on commence les festivités par le visionnage de Planet of the Dead – qu’on aura pas le temps de finir – et à 20h, c’est parti pour The Name of the Doctor. Et vers 21h, enfin, The Day of the Doctor.

Et OMG cet épisode. Si vous êtes Whovian et que vous l’avez pas encore vu, foncez, bordelfuck. Et si vous vous dites Whovian et que vous l’avez pas encore vu et décidez de râler à cause des spoils que vous allez immanquablement vous prendre dans la tronche dans les prochaines semaines, et bien c’est tant pis pour vous. C’est pas dans mon habitude de dire ce genre de choses, mais là, à moins de vivre dans une grotte, vous avez vraiment aucune excuse. C’est un event trop balèze pour que vous passiez à côté. Prenez une heure ou deux et mattez-moi ce putain d’épisode (et les minisodes et autres bonus qui vont avec, vous le regretterez pas).

A l’heure qu’il est, je ne sais même pas si j’ai visionné l’intégralité du contenu « officiel » qui a été produit pour cet anniversaire. Pour ce qui est du non-officiel, j’ai au moins 30 vidéos de retard dans mes abonnements Youtube.

On peut avoir des griefs contre Moffat, mais là, rendez au Moff ce qui lui appartient, cet épisode était absolument magistral. C’était fanservice juste ce qu’il faut, c’était épique, c’était plein de verve, et surtout, SURTOUT, c’était CANON. On pourra discuter sur ce dernier point, j’admets qu’on peut ne pas apprécier ce qui a été fait de la Guerre du Temps, mais la réalisation était parfaite.

On a ri, pleuré, hurlé. C’était magique.

S’en sont suivi les deux épisode de l’arc End of Time qui, sans trop spoiler, étaient vraiment appropriés après cet épisode anniversaire. Toujours plus de feels, de larmes, de Tardis-cake et de thé/café pour tenir jusqu’au bout de la nuit.

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Après ça, on se regarde le film An Adventure in Space and Time écrit par Mark Gatiss, pour un final en apothéose avec ENCORE PLUS DE LARMES. David Bradley est absolument saisissant dans le rôle de William Hartnell.

Après ça, on tente vaguement de se coucher, j’ai dormi à peu près 2 heures en continu, pas plus. Trop de sucre dans le sang, trop d’adrénaline. Tout le monde finit par se lever à 11h pétantes (l’heure à laquelle le papa de notre hôte est rentré – super papa btw, absolument adorable), et c’est parti pour le re-visionnage de l’épisode anniversaire.

Notre Docteur à nous, Matthieu, nous fait ensuite une démonstration assez badass de ses talents d’hypnotiseur. Bon, la fatigue, toussa, ça a très certainement joué en sa faveur, mais bordel c’était assez flippant. Pour ma part, j’ai oublié mon nom et j’entendais les tambours. J’ai touché le Tardis, aussi. Et Kevin est devenu l’ange Bob. Et autres joyeusetés. Il m’a fallu une bonne heure après être sortie de l’hypnose pour être à nouveau 100% lucide. Ça fait un peu flipper, mais c’est vraiment une expérience de taré, j’adore.

Ainsi s’achève mon week-end. Bien sûr, l’intégralité de l’anniversaire, s’étale sur bien plus de deux jours. Il y a des heures et des heures de contenu, il m’en reste encore beaucoup à voir, et The Day of the Doctor, bien que pièce maîtresse de ces célébrations, est loin d’en être l’unique composante. Il faut absolument ajouter, au minimum, le minisode Night of the Doctor, qui offre enfin une régénération à Paul McGann et explique la place John Hurt en tant que Docteur. Il faut également ABSOLUMENT ajouter The Five(ish) Doctors Reboot, réalisé par Peter Davison lui-même, et qui nous fait voir les « oubliés » de l’épisode anniversaire central, à savoir les Docteurs Classiques encore en vie, ainsi que quelques autres comme Georgia Moffett ou John Barrowman, avec même un cameo de Peter Jackson himself, le tout enveloppé dans un scénar hilarant.

Cela fait d’ailleurs le lien avec un sujet que j’aimerais aborder : les Moffat Haters.

Tout d’abord, il faut savoir que je fais partie de ses fervents défenseurs. Qu’on me comprenne bien, oui il y a des plot-holes dans son écriture, oui ses personnages féminins ont tendance à être un peu creux, mais non, ça ne me suffit pas pour le détester. Parce que BORDEl, Blink, Empty Child, Silence in the Library, River Song, Vastra, Jenny, et Strax. Parce que Sherlock. Parce que Tintin (le film d’animation). Malheureusement, l’homme est haï au sein même du fandom Doctor Who, et ça me fait énormément de peine. Parce que c’est injuste, parce que oui à la critique constructive, mais NON au bash systématique juste par principe. J’ai envie de dire aux « fans » qui crachent sur Moffat à longueur de temps de, déjà, se trouver un passe-temps plus productif, et surtout, d’arrêter de regarder DW jusqu’au prochain showrunner si c’est pour continuer à se plaindre épisode après épisode. Des plot-holes dans Doctor Who ? Woaw, grande nouvelle. Oh wait, c’est pas la marque de fabrique de la série ? Attends, c’est pas même la marque de fabrique de toute série de SF ? Sur une série qui a duré 50 ans, j’ai envie de dire, ça paraît même inconcevable qu’il n’y en ait pas. Et puis à ce moment là, commencez d’abord par lire les bouquins et écouter les aventures audio, qui sont théoriquement canon, avant de hurler au plot-hole. Enfin bref.

La raison pour laquelle je voulais parler de cette Moffat hate, c’est l’enflammement du Fandom causée par la supposée absence des Classic. Campagne Twitter, pages et pages de haîne envers le Moff et la BBC. Pour quelqu’un de l’extérieur, c’est passé inaperçu, mais si comme moi vous avec un pied bien ancré dans les internets, c’était la guerre. Alors bien sûr, les acteurs en question ont démenti toute participation à l’anniversaire, ce qui a bien sûr conforté les haters – et même les autres – dans l’idée qu’on avait « oublié » les Classic. Mais putain, sérieusement ? Il suffisait, selon moi, de réfléchir deux secondes pour réaliser que BIEN SÛR QUE LES CLASSIC ALLAIENT PARTICIPER BORDEL.

Il a fait quoi Moffat ? Voilà ce qu’il a fait. Plutôt que de fournir un épisode spécial parodique et juste 100% fanservice comme ça a été fait jusqu’ici à chaque soirée Doctor Who, il a produit un excellent épisode, canonique, faisant le lien avec bon nombre de choses déjà vues dans la série, la célébrant dans son ensemble, célébrant aussi les fans, qui sont tout de même un des piliers de la série et qui l’ont portée à bout de bras entre 1989 et 2005. Il l’a fait avec humour, sensibilité, nous a scotchés de surprise et d’émerveillement. Je suis presque déçue par l’apparition de Tom Baker à la fin, que j’ai pas très bien comprise – mais qui sera probablement expliquée plus en détail un jour.

A tous les sceptiques et Moffat haters, donc rangez vos grands chevaux et réfléchissez deux minutes. Un anniversaire, ce n’est pas juste un épisode. Non, c’est tout ce qu’il y a autour. Et personne n’a été oublié. Les choses ont été remarquablement bien faites. Vous êtes peut-être en colère, c’est vrai qu’on vous a menti, mais sérieusement, je trouve ça dommage que vous ayez si peu fait confiance à la BBC sur ce coup là. Ça fait mal de se sentir trahi, je l’admets, mais j’ai tout de même l’impression que vous vous êtes gâchés le plaisir tout seuls. Enfin bon, bref, j’arrête là avec les commentaires désagréables.

En bref, c’était monumental. Et c’est même pas vraiment fini, il me reste encore tellement de choses à regarder et à reregarder ! J’ai déjà vu le spécial 2 fois [edit: 3 fois maintenant, et j’ai commencé cet article ce matin] mais j’ai juste envie de le re-regarder en boucle.

J’espère vraiment qu’on aura droit à un DVD avec tout ça, peu importe le prix, j’instabuy.

Enfin, mention spéciale à France 4 qui a fait du super boulot, merci, MILLE FOIS MERCI pour l’absence de pub, la dispo de la VOST (y’avait des erreurs de traduction mais c’est pas vraiment de votre faute), et la soirée spéciale en elle-même. C’est franchement rafraîchissant d’avoir ça à la télé française.

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