Rodin mon amour

J’ai fini par ENFIN commencer à trier mon ancien blog, et le .gif suivant illustre parfaitement ce que je ressens.tedious

Déterré des tréfonds de skyblog, voici donc un devoir que j’avais rendu en art au Lycée – pour la petite histoire, je squattais le cours, en fait j’étais plus inscrite en art. Les autres devaient raconter ce qu’ils avaient vu au Printemps de Septembre il me semble, mais comme je n’étais pas avec eux lors de la sortie, j’ai donc raconté la partie artistique de mes vacances à Paris l’été précédent.

Cet homme assis, l’air pensif. Il m’a toujours passionné, car je n’ai jamais su déceler les sentiments qui l’habitent. Mais après tout, ce n’est qu’un bloc de pierre, ce « Penseur ». Cette œuvre de Rodin mondialement connue.
Parmi tout ce qu’il m’a été donné de voir, c’est l’Art que je préfère. Ou plutôt « les » Arts. Que ce soit la musique, le cinéma, la photo, la peinture.
Mais celui qui me fascine, c’est la sculpture. Et Rodin tout particulièrement. Pourquoi? Petit retour vers le passé.

Après une année plutôt enrichissante en Seconde option « arts plastiques », je décidai de m’orienter vers une Première littéraire mais, délaissant (un peu) l’Art, je préférai l’option maths et ne m’inscrivis qu’en option facultative.
Mon (merveilleux) professeur d’Art faillit m’étriper en apprenant la nouvelle.
J’appris qu’au cours de l’année serait effectué un voyage dans la  » ville de Lumière ». Cette ville qui m’est si chère: Paris. Dès lors, je songeai à ce que représentait pour moi un tel voyage; l’occasion de revoir mes soeurs et aussi celle de voir des oeuvres de grande qualité et de grande renommée. Le Louvre, Orsay, Beaubourg… Ces mots résonnaient dans ma tête comme un rêve.
Je réussis à « m’incruster » au voyage, ignorant qu’il serait si indigeste.
Après une nuit à ne pas dormir, nous visitâmes le musée du Louvre. Puis, l’après-midi, Orsay.
Je ne me souviens pas de tout ce que j’ai pu y voir, non seulement à cause de la quantité mais aussi à cause de l’état de léthargie dans lequel je demeurais (la crève de ma vie!).
Cependant, Orsay regorgeant de sculptures toutes plus impressionnantes les unes que les autres, je pris du plaisir à me perdre dans ce vaste dédale artistique. Soudain, au coin de l’œil, quelque chose attira mon attention.
« Ceci est la Porte Des Enfers, d’Auguste Rodin » dit l’élève chargé de l’analyse de l’œuvre.
Je levai la tête vers l’imposante masse blanche qui s’étendait devant moi. C’était la plus belle chose que j’avais jamais vue.
Une porte immense, sculptée avec un réalisme foudroyant, parsemée de trop de détails pour pouvoir tous les déceler.
C’est ici que commença ma fascination pour Rodin.

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-Les épreuves anticipées du BAC enfin terminées, l’occasion de retourner à Paris s’offrit à moi. En fait l’idée devenue projet devint réalité avant même que j’aie eu le temps de m’en rendre compte (merci papa!).
Une semaine plus tard, j’étais dans la Capitale, en train de planifier mes 12 prochains jours.
J’ai la chance d’avoir des soeurs cultivées, dont l’une est issue des Beaux-Arts, et qui me proposa de visiter le « Musée Rodin ». Très facile d’imaginer l’illumination de mon visage lorsque les mots franchirent ses lèvres.

-Sous la pluie battante attristant le Capitale, nous arrivâmes dans un bâtiment dont j’ai oublié la façade, mais dont les richesses m’émerveillent encore.
« la visite commence par les jardins » dit l’Hôtesse en nous tendant les petits boîtiers électroniques chargés de nous faire la visite.
Ma joie s’était quelque peu dissipée à cause de la pluie; visiter en extérieur risquait d’être un calvaire.
Mes craintes se volatilisèrent à la vue du jardin où étaient dispersées de nombreuses sculptures.
La plupart étaient des groupes d’hommes. Des esclaves (?) aux muscles saillants, à l’expression étonnante de réalisme. La pluie jetait sur les bronzes sombres une atmosphère mélancolique, un aspect encore plus vivant.
« Par là, c’est la porte des Enfers » dit ma sœur.
Mon cœur se mit à battre un peu plus vite. « l’original en bronze! » pensai-je.
Le contraste entre le modèle exposé à Orsay et le bronze ruisselant qui se tenait à présent devant moi était frappant. Sous la lumière faible qui filtrait à travers les nuages, la Porte semblait presque noire. A son sommet, le miniature du fameux Penseur, regardant la scène, « nous » regardant. Et tous ces corps foudroyants de vivacité, semblant se débattre pour sortir de l’Enfer ou bien nous y attirer. Des hommes, des femmes, des Anges…
Les larmes aux yeux, tremblante, je me détachai enfin de cette œuvre pour aller vers la suivante. Le « Penseur ».
Et là, je m’interrogeai. Pourquoi était-ce lui, ce pauvre penseur, installé sur son piédestal, qui attirait tant de foule? Je ne connais pas son histoire…Mais pour moi la « Porte des Enfers » méritait bien plus les honneurs qu’on faisait à cet homme.
Nous rentrâmes enfin dans la première salle, où reposaient de nombreuses autres sculptures. Des corps, des visages… Toutes les expressions humaines imaginables, sous tous le angles.
Les mille et une facettes de l’Homme, sous toutes ses coutures.
Toute la collection des « mains », d’une artiste dont je ne me souviens plus le nom.
Une vitrine expliquant les différentes étapes de fabrication d’une sculpture en bronze (mon esprit revint à la « porte des Enfers » et je me demandai comment l’Homme pouvait avoir suffisamment d’années dans une vie pour réaliser quelque chose d’aussi colossal).
Des amants, des Anges…Une diversité incalculable de visages, tous plus surprenants les uns que les autres.

-Enfin, la visite s’acheva par l’exposition du rez-de-chaussée, intitulé « Rodin en Asie » (où quelque chose de ce goût là).
Une exposition très intéressante, montrant de nombreux portraits, soit sur papier soit sculptés, d’une actrice Asiatique (je ne me hasarderai pas à dire si elle était Chinoise ou japonaise…). Une actrice avec une force d’expression dans le visage que, je pense, Rodin pouvait être le seul à rendre avec autant de magnificence. Elle fut son amante? Je ne sais plus. Mais l’étude qu’il fit d’elle fut gigantesque.
La fin de l’exposition montrait différentes techniques également utilisées par Rodin, et quatre immenses portraits de Balzac. (…)

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