Star Trek TNG

TNG

Pour une raison qui m’échappe, il y a une guéguerre entre les trois univers commençant en « Star- », à savoir Star Trek, Star Wars et Stargate (mais surtout entre les 2 premiers). Je ne comprends pas bien pourquoi, vu que ce sont trois univers complètement différents. Perso, j’aime tout autant les trois.

En ce qui concerne Star Trek, je n’ai vu pour le moment que la série Next Generation, qui est la deuxième série dans cet univers. J’ai aussi vu le film reboot sorti en 2009 et lu le récent comicbook cross-over avec Doctor Who, mais ça s’arrête là.

Soyons honnêtes, j’ai commencé à regarder la série pour augmenter mon quotient geek (il est de 37%, btw). J’étais pleine de préjugés, et je ne m’attendais vraiment pas à être si agréablement surprise par cette série qui date tout de même de 1987. Aussi étonnant que ça puisse paraître, ça a très bien vieilli.

Le travail réalisé sur le make-up est colossal, et plutôt que de tenter de créer des monstres avec les effets spéciaux bancals de l’époque, ils ont joué principalement sur l’apparence des visages des différentes races et sur leur passé, leur culture. On parle toujours des prouesses narratives de Tolkien, et bien je crois qu’il serait temps de redorer également le blason des scénaristes de Star Trek, qui ont fait un boulot gargantuesque. Chaque personnage a un background, chaque race a son histoire, sa culture. Il y a même des cours en ligne pour apprendre le Klingon.

Concernant la technologie, les décors sont particulièrement réussis. Ça reste sobre, dans les tons gris, ils ont évité le gros cliché des diodes multicolores qui font blip-blip. Oui, il y a des écrans géants couverts de symboles colorés, mais ça colle bien, ça reste réaliste. Le tout forme une unité cohérente. On nous évite aussi les dialogues à rallonge remplis de termes incompréhensibles juste « pour faire SF » : chaque chose a un sens. Notons aussi que c’est la seule et unique série que je peux regarder sans aucun sous-titres en comprenant absolument tout.

Les personnages sont quant à eux tous très intéressants. On a le capitaine, Jean-Luc Picard (Sir Patrick Stewart), français d’origine – bon, c’est super drôle quand il parle en français – la force calme mais qu’il faut pas trop faire chier, son second, William Riker aka l’officier charmeur, Deanna Troi, la conseillère sexy du vaisseau (et demi-Betazoid de son état, une race empathe/télépathe), Geordi La Forge, chef ingénieur aveugle mais doté d’une visière awesome de la mort qui tue qui lui permet de voir quand même, Worf, le Klingon chef de sécurité, et Data, mon personnage préféré, androide  »adopté » par la Fédération, doté de capacités surhumaines mais aspirant avant tout à devenir humain. Il y a aussi Beverly Crusher, la médecin-chef, mais je l’aime pas. Je la trouve insipide. Mais c’est peut-être à cause de l’actrice. Elle a été temporairement remplacée dans la saison 2 sans aucune explication par le Dr Katherine Pulaski, personnage qui a largement ma préférence, mais apparemment je suis la seule dans tout le fandom… enfin bref.

On pourrait avoir une équipe de jeunes acteurs fringants et sexy mais ce n’est pas le cas. On pourrait nous infliger l’éternel officier rebelle et dévergondé qui drague tout ce qui passe, mais non. On pourrait avoir un androide mal-aimé et naïf qui s’en prend plein la poire sans broncher, mais toujours pas.

Vous les connaissez bien, ces situations récurrentes dans la SF où l’un des personnages principaux vit un événement bizarre mais n’en parle à personne en se disant que ça va bien passer tout seul et fout tout le monde dans la merde… Et bien c’est pas comme ça que ça marche à bord de l’Entreprise. Chacun est bien à sa place, remplit son rôle comme il est censé le faire, respecte la hiérarchie. C’est réaliste, et c’est pour ça que ça marche.

Je m’attendais aussi à me retrouver face à des aventures téléphonées, où on devine dès le départ ce qui va se passer… Et bien non. On se fait toujours surprendre. On a toujours plusieurs éléments imbriqués qui se rejoignent et se complètent de manière logique. Ca tient la route du début à la fin.

Je ne dis pas que tout est parfait. Il y a bien sûr des épisodes moins bons que d’autres, mais aucun que je puisse qualifier de vraiment mauvais. Les personnages évoluent, les ennemis/races en conflit sont remarquablement bien écrits – on sait dès la première seconde qu’on va détester les Farengi, qu’il faut pas faire chier les Cardassians, que les Romuliens sont des enflures et que OH PUTAIN DES BORGS FOUTEZ LE CAMP TANT QU’IL EST ENCORE TEMPS.

Au niveau de l’enchaînement des épisodes, ils ont fait quelque chose que j’apprécie particulièrement: lorsqu’on se tape un bon gros double épisode bien rempli en émotions et en situations fatigantes, duquel on ressort rincé, on a généralement droit ensuite à un épisode plus léger, plus guilleret et humoristique.

Le personnage qui incarne à lui tout seul ce genre d’épisode, c’est Q. Un être omniscient et omnipotent, à la manière des Anciens dans Stargate, mais qui s’ennuie tellement qu’il décide de venir jouer avec l’équipage de l’Entreprise de temps à autres. La première fois qu’on le rencontre, on le hait. Il fout tout le monde dans la merde et menace de détruire le vaisseau, et il pourrait le faire en un claquement de doigts. Mais il n’est pas foncièrement mauvais, juste joueur, et on finit par s’y attacher et par attendre le prochain épisode où on va le croiser. Ce qui est agréable avec ce personnage, c’est aussi le fait qu’il casse complètement le thème binaire bien/mal, puisqu’il n’est ni l’un ni l’autre. Il est agaçant mais en même temps attachant. Je veux dire, si j’avais des pouvoirs incommensurables et que j’étais immortelle, je finirais par me faire chier aussi. C’est pas pour rien qu’on a inventé les Sims.

Je crois que c’est la série qui m’a procuré mes plus gros fous-rires, et m’a fait le plus parler toute seule à mon écran, à base de “WHAT? WHAT?? DafuQ?” et de “Nope. NOPENOPENOPE.”
C’est même la première série qui a réussi à me faire sursauter en couinant. D’habitude je ne vis des jumpscares que dans les jeux vidéos.

En bref, toutes les idées négatives que j’avais en commençant la série sont bien loin derrière. Je ne sais pas ce qu’il en est des autres séries de la même franchise, j’avoue être un peu réticente à l’idée de les regarder, j’ai peu d’être déçue. Mais Star Trek TNG est définitivement une bonne série, que je vous conseille amplement. Oui, 7 saisons, c’est long, mais vous le regretterez pas.

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