Flupke.

Ouais, ce titre est pourri. Quoique pour les plus vieux d’entre vous, il évoquera peut-être Quick&Flupke, dont je n’ai que peu de souvenirs, pour n’en avoir lu que quelques planches, en petit format genre « bonus Pif magazine », il y a fort longtemps. Mais là n’est pas la question, j’utilise « Flupke » comme onomatopée à mi-chemin entre « flûte » et « fuck ». Et là vous en avez toujours rien à foutre de constater avec désintérêt comment fonctionne mon cerveau, alors je vais passer directement au vif du sujet, qui n’a absolument rien à foir. Ach, ch’en defiens dyslexique.

Bref, si j’ai choisi ce titre pourrave, c’est parce que j’en ai marre de chercher des jeux de mots de toutes façons affligeants à chaque nouvelle bafouille de Mylène. Et la bafouille d’aujourd’hui est de taille, puisqu’il s’agit de son dernier album, Monkey Me. A tel point que j’ai raté la sortie officielle d’une semaine, c’est dire! Et ça me fait vraiment mal de l’admettre. Parce qu’en tant que fan – et je sais que c’est pitoyable – je reste fidèle coûte que coûte, et je ferai très certainement du mal à mon porte-monnaie si le père Noël ne met pas l’album dans mes petits souliers. Mais cette fois j’irai pas jusqu’à me procurer le collector, passque bon hein là c’est un peu du foutage de gueule, un pauv’ Blu-ray musical dont je pourrais même pas profiter, ‘faut pas déconner quand même. bon d’accord, à moins que je tombe sur une particulièrement bonne affaire sur e-baille. Mais c’est une autre histoire. Revenons à nos moutons.

mylene-farmer-monkey-me-visuel[1]

Comme je le disais, ça me fait énormément de peine de descendre une fois de plus une de ses dernières productions, mais bon, je suis pas blinded au point de perdre mon objectivité, et honnêtement, ce dernier album est une sacrée bouse. Je ne vais même pas me donner la peine de le disséquer comme je l’avais fait pour Bleu Noir,mais plutôt expliquer un ressenti plus général. Surtout que ça me forcerait à écouter l’album en boucle, et honnêtement, c’est de la torture. Et je vais commencer par le peu de positif que je lui ai trouvé, pour finir sur le négatif, comme ça c’est ce que vous en retiendrez. C’est mesquin, mais je m’en fous, je suis blessée alors je me venge. Na.

Bon, déjà, la pochette est simple mais relativement jolie. On aussi eu droit à quelques photos promo plutôt belles.

Musicalement parlant, puisque c’est ce qui compte le plus, j’avoue que le retour de Boutonnat me fait grand plaisir, et j’aime définitivement ce côté dance parfois un peu cheap. Que voulez-vous, je suis une enfant de la génération Hit machine. On donnera aussi un demi bon-point à Nuit d’Hiver, la 9ème piste de l’album, qui nous replonge avec délices dans l’univers Farmerien des années 80. Pas vraiment une chanson, plutôt un tribute à l’album Cendres de Lune.

Et c’est tout. Parce que déjà, cette piste de plus de 5 minutes permet d’amputer l’album – déjà bien maigre – d’une chanson. On tombe donc à 11 titres. Mélodiquement parlant, je sauverais bien Je te dis tout…, que je trouve fort agréable, et à peu près tout le reste de l’labum, en fait, comme dit plus haut. Notons quand même au passage que les accords d’intro de J’ai essayé de vivre… sont un peu beaucoup les mêmes que que ceux de Dessine-moi un mouton.

Au niveau de la voix et des paroles… c’est la cata. Déjà, la moitié du temps, sa voix est bidouillée par ordi, transformant le tout en une logorrhée proche du simlish, franchement désagréable. Et les paroles, mon dieu, les paroles. Elle nous sort par exemple un « Elle se sent au bord du rebord ». Non mais sérieux, elle aurait aussi bien pu dire « C’est Sirena! » que ça aurait fait le même effet. Mais qu’a-t-elle fait de sa verve? C’est aseptisé, insipide, creux, blindé de demi-métaphores foireuses déchiffrables par le premier abruti venu. Mention ultra-spéciale à Love Dance, amas sans queue ni tête de références sexuelles à peine dissimulés, de mots en anglais, de « lalalala » et d’un nombre incalculable de « me », « moi », etc. Non mais sérieux, on dirait que ça a été écrit par le Cookie Monster.

La la la la la
If you say so…
La la la la la
Won’t let me go !
La la la la la
Lupo lupo
Mon meli melo
Meli melo
La la la la la

Do you love me
Love me do
Me do love you
Me too !
You me love do
Love me do you
Dis… love me ?

En parlant de « moi je », leur nombre est tellement hallucinant que je voulais prendre la peine de les compter, mais que j’ai perdu courage en cours de route.

Bref, j’en aurais encore des caisses à ajouter, mais je crois que l’essentiel est dit. C’est vraiment médiocre.

Tiens, j’en profite pour faire un placement pub. Vous voulez faire un beau geste? Achetez plutôt le street-album de mon amie Poiss’Kaï.

Oh! J’ai failli en oublier un point crucial. Le nom de la tournée, Timeless. Et bien figurez-vous que c’est déjà une marque déposée, par un ami de ma mère, d’ailleurs, et ce depuis bien avant que la demoiselle décide de s’emparer du nom sans rien demander à personne, enterrant du même coup la page en question. Et le pire dans l’histoire, c’est que c’est aussi une performance musicale, donc elle a vraiment chié dans la colle sur ce coup là. J’dis ça, j’dénonce.

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3 Réponses

  1. T’façon comme je l’avais dit sur twitter, se proclamer intemporel, c’est vraiment un truc de vieux…

  2. A ce point là ?! Je n’ai toujours pas publié mon article, pourtant commencé la semaine dernière, mais pas eu le temps de terminer. Je serai en revanche moins négatif, je vois plus de bons points que toi, malgrè les paroles affligentes… A plus pour la mienne !

  3. j’ai hâte de te lire ! au niveau des mélodies, rien à dire, j’accroche. Mais les paroles, franchement, ça ruine tout..

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